Le travail à l'atelier

Les altérations et traitements proposés

 

Le travail de l'atelier

La conservation

Le support bois :
Dans le passé, nous avons utilisé des méthodes radicales telles que l’introduction de flippots (procédé qui a souvent provoqué des soulèvements de la couche picturale) ou la transposition (intervention irréversible considérée de nos jours comme une mutilation de l’œuvre).
Aujourd’hui, nous considérons qu’un support bois doit être suffisament libre pour jouer en fonction des écarts du climat. 
Nous tendons vers un allègement du parquetage (mis au point par L. Hacquin en 1770 et qui a fait ses preuves), jusqu’à une diminution des surfaces de collage et de frottement par un maintien périmétrique.
 
Le support toile :
Les petites déchirures se réparent soit par un raccordement des fils s’il n’y a pas de lacune de toile, soit, le plus souvent, par la pose d’une pièce au revers collée à la cire-résine.Dans des cas plus extrêmes, lorsque nous sommes confrontés à des déchirures ou des zones lacunaires plus importantes, ou à un affaiblissement de textile, nous pouvons procéder au rentoilage, qui consiste à coller une toile neuve au dos de la toile originale.
Nous utiliserons, suivant les cas, des résines synthétiques telles que le BEVA 371 avec mise sous vide ou le Plextol, qui proposent un bon collage ainsi que bonne réversibilité.
 
La couche picturale :
Le soulèvement de la matière picturale peut être localisé ou généralisé.
Il peut être à peine perceptible, ou entraîner la chute de l’écaille.
Le refixage consiste à apporter un adhésif à la peinture pour rétablir l’adhérence originale.
Suivant son ampleur, nous agissons différement ; de façon locale par la face à l’aide de cire-résine ou de BEVA 371 dilué ou de façon généralisé par le revers avec des résines synthétiques, BEVA 371, Plexisol .